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Autoroute 440 : pas nécessaire de prolonger la ligne, selon des ingénieurs

, par Alexis Vailles.

Prolonger ou non la ligne de dépassement dans un échangeur routier pourrait ne rien changer à la gravité des accidents, d’après une étude.

Aux suites de l’accident de voitures spectaculaire qui a fait quatre morts et une quinzaine de blessés sur l’autoroute 440 à Laval lundi dernier, le ministre québécois des Transports, François Bonnardel (photo en une), a promis de prolonger la ligne pleine sur la voie d’accès qui interdit à des voitures de changer de voie.

Cette mesure viserait ainsi à sécuriser le tronçon d’échange entre les autoroutes 15 et 440, un des axes routiers les plus achalandés de la province.

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Or, une étude de 2011 pilotée conjointement par des professeurs en génie civil de la Polytechnique et de l’Université McGill conclut que ce type de prolongement de ligne n’aurait pas les effets escomptés, et provoquerait même certains inconvénients.

 

Pas de gains clairs

Selon les trois auteurs de l’étude, Luis Miranda-Moreno, Paul St-Aubin et Nicolas Saunier, il n’y a pas d’avantages à appliquer le prolongement de lignes pleines sur les échangeurs routiers. En fait, la présence ou non de la ligne n’aurait pas d’incidence sur la gravité des accidents, ni sur la réduction de leur risque.

Pire encore, leur application sans distinction serait, selon les auteurs, « fortement découragée », car elle provoquerait de la « gène », de la « distraction » ou de la « frustration » pour les conducteurs. Le marquage prolongé aurait aussi un « effet négatif » sur le débit de la circulation, ainsi que sur la sécurité dans certaines situations.

Joint par La Presse, le professeur de la Poly Nicolas Saulnier, l’un des auteurs de l’étude, a dit avoir « peur » que le prolongement annoncé par le ministre Bonnardel soit de nature politique plutôt qu’une mesure ayant été soumise à une étude approfondie.

D’autres études seraient donc nécessaires pour mesurer de nouveaux impacts potentiels d’un tel prolongement, comme sur la fréquence de collision.

Pour arriver à leurs conclusions de 2011, les chercheurs avaient analysé des journées complètes d’enregistrements vidéo de liens routiers soumis à des prolongements de ligne. Leurs résultats avaient été présentés à la direction du ministère des Transports.

 

Pour consulter l’étude (en anglais), cliquez ici.

 



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