Éthique : les pros de la techno peuvent-ils dire « non » ?

, par Alexis Vailles.

La question mérite d’être posée à l’heure où les scandales Facebook ou Uber mettent la lumière sur le rôle des développeurs…

La plupart des pros de la technos présentent leur démission plutôt que de continuer à travailler en commettant des violations éthiques, indique Insights Dice. Pourtant, leur départ entraîne de nombreuses questions, dont une en particulier : auraient-ils dû tirer la sonnette d’alarme plus tôt ?

 

Un emploi pour vous?

Dans le cas de scandales concernant les données des utilisateurs, comme on a pu le voir récemment avec Facebook et Uber, les répercussions négatives du travail de certains ont de quoi pousser les développeurs et autres ingénieurs technos à des choix difficiles.

Un développeur indépendant, Matthew Bischoff s’est adressé à eux sur son blogue.

« Nous valons mieux que ça », écrit-il d’emblée avant d’indiquer que les développeurs et ingénieurs informatiques étaient les seuls à avoir le pouvoir d’exécuter les ordres donnés. « Il en va de notre responsabilité de ne pas abandonner, par notre silence, les gens qui ont confiance en nos applications ».

Il poursuit en incitant les professionnels en technologie à s’insurger et refuser de créer des systèmes qui ne sont pas éthiques, voire même d’éduquer les parties prenantes sur le coût humain de telles décisions d’affaires, soit le temps, l’attention, l’argent et la confiance des consommateurs. « Nous pouvons faire plus que de coder, dit-il. Nous pouvons faire de la recherche et présenter de meilleures alternatives. […] Nous pouvons être des ingénieurs activistes ».

 

Stop au silence !

Pour lui, bien qu’il y ait plein d’excuses à rester silencieux quand on sait que quelque chose ne tourne pas rond dans une compagnie, il n’y a pas de «bonnes» raisons à le faire. Il déplore d’ailleurs qu’il n’y ait pas de code d’éthique universel pour les pros de la techno, comme c’est le cas dans d’autres professions.

Pour Bischoff, si ignorer les problèmes fait actuellement partie de la culture interne des entreprises, les développeurs ne doivent blâmer qu’eux-mêmes. Pour lui, une compagnie embauche des talents, mais hérite aussi de leur morale.

Dire « non » pourrait donc paraître incongru sur le moment, mais sauver bien des troubles en bout de ligne…

 

 

Céline Gobert

 



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