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Fin de la tutelle pour l’Ordre des ingénieurs du Québec

, par Alexis Vailles.

Le ministère de la Justice du Québec témoigne de sa confiance envers l’Ordre des ingénieurs et retire sa tutelle.

Après deux ans et demi, l’administration de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) est finalement libéré de sa tutelle. C’est la ministre de la justice Sonia Lebel qui en a fait l’annonce, hier soir.

 

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« Les progrès significatifs réalisés par l’Ordre des ingénieurs du Québec depuis deux ans en matière de gouvernance nous permettent de croire à un redressement durable de l’organisation », a expliqué la ministre. « Il est raisonnable de croire que la mission de protection du public sera dorénavant bien remplie ».

L’Ordre s’était retrouvé dans l’embarras à la suite des travaux de la Commission Charbonneau, où de nombreux ingénieurs, principalement au niveau municipal, avaient été visés par des allégations de corruption et de collusion dans l’attribution de contrats publics.

L’organisation était alors devenue en 2016 le premier ordre professionnel à être placé sous tutelle par le gouvernement provincial. En tout, ce contrôle aura duré 30 mois.

 

Un plan de redressement

Du côté de l’OIQ, on s’est réjoui de l’annonce de la ministre Lebel.

« L’Ordre a considérablement renforcé ses mécanismes de protection du public, […] qui permettent à l’Ordre d’entamer un nouveau chapitre de son histoire », a déclaré la présidente Kathy Baig.

Depuis son élection à la tête de l’Ordre en mai 2016, Mme Baig a mis en branle un plan de redressement à l’interne visant à réitérer la crédibilité de l’Ordre et sa confiance du public.

Un plan qui a manifestement porté ses fruits, puisque l’OIQ bénéficie désormais d’une confiance du public s’élevant à 73%.

 

Encore du travail à faire

L’annonce de la fin de la tutelle ne signifie toutefois pas que l’OIQ est désormais libéré de toutes formes de contrôle externe. L’organisation est encore placée sous observation par l’Office des professions du Québec, qui doit rendre un rapport à la ministre Lebel en 2020.

L’été dernier, l’ex-ministre de la justice Stéphanie Vallée avait jugé que l’OIQ n’était pas encore apte à agir sans tutelle, une opinion que ne semble toutefois pas partager sa successeure.

 



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