Les ours détestent les drones, selon une étude

, par Tahiry Andrianantenaina.

Les drones, bien qu’utilisées pour mieux respecter la faune, sont parfois plus nuisibles qu’on le pense…

Les drones, civils ou militaires, qu’ils soient utilisés à des fins scientifiques ou autres, nourrissent un véritable engouement médiatique. Mais quel impact ont-ils sur la vie sauvage ? Un article publié sur le site GineersNow, nous en dit beaucoup sur ce sujet qui a récemment fait couler beaucoup d’encre dans la communauté scientifique.

 

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Selon une étude, les humains ont tendance à penser qu’ils savent ce qui est bien pour tous les animaux partout. Motivés de bonnes intentions, nous mettons en place des technologies en tout genre pour les étudier, pour les protéger. « Pourtant, des fois nous en faisons trop jusqu’à les faire plus de mal que de bien » ont déclaré des scientifiques de l’Université du Minnesota.

Ces derniers ont voulu tester l’impact de l’utilisation de drones sur des ours dans leur milieu naturel. Après quelques observations, les chercheurs se sont rendu compte que les bourdonnements de ces machines, en plus de les agacer, nuisaient énormément à une espèce en particulier : les ours. À plus 20 mètres au-dessus d’eux, qui est une distance auparavant considérée comme raisonnable, la présence des drones étaient déjà trop importante pour causer des problèmes à ces animaux.

Pour réaliser l’étude, les scientifiques ont équipé des colliers GPS et appareils à fréquence cardiaque sur 4 ours noirs en liberté. À mesure que les drones s’approchaient, les scientifiques pouvaient voir sur leur moniteur des réactions anormales de la part des ours. Leur cœur battait très fort jusqu’à une moyenne de 123 battements par minute.

Toutefois, il est étonnant de voir que malgré ce que suggèrent les données affichées, ces animaux ne se déplacent pas beaucoup pour distancer les drones. C’est comme si, en apparence, ils les acceptent, un comportement visiblement trompeur. Les battements cardiaques croissants sont les seuls signes de leur détresse. Dès que les drones s’éloignent, leur fréquence cardiaque revient à la normale.

Les humains devraient dorénavant y penser à deux fois avant d’envoyer leurs drones si leurs objectifs étaient vraiment d’aider ou de protéger…

Mais il n’y a pas que les scientifiques qui perturbent la faune sauvage avec leurs appareils. En ce moment, il existerait déjà des drones chasseurs comme le GooseBuster, qui a la capacité de faire fuir les animaux indésirables avec des ondes sonores très puissantes pour laisser libre champ aux chasseurs de traquer les animaux qu’ils ciblent.

Bref, une fois de plus, technologie et nature ne font pas bon ménage…

 



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