Des plantes pour détecter les mines antipersonnelles

, par Elsa Moreira.

Ces plantes pourraient aider pas moins de 78 pays à travers le monde…

Selon les Nations Unies, au moins 15 000 décès et de nombreuses blessures sont causées chaque année par les mines antipersonnelles, et près de 80% de ces victimes sont des civils. Il est donc urgent de résoudre ce problème. Heureusement, un article publié sur Engineering nous parle d’une éventuelle solution, faisant un étonnant usage de végétaux et de plantes !

 

Un emploi pour vous?

Les solutions disponibles actuellement sont loin d’être idéales. Les scans radar sont efficaces pour trouver les mines, mais ils sont lents et coûteux. De plus, pour trouver des mines antipersonnelles avec ce type de méthode, il faut marcher dans des champs de mines avec des détecteurs de métaux ou des animaux renifleurs, ce qui est évidemment extrêmement dangereux.

Heureusement, les ingénieurs sont toujours prêts à relever un défi, et tandis qu’ils expérimentent déjà avec des appareils faisant intentionnellement détonner les mines, ils cherchent une meilleure solution. C’est là qu’entre en scène le doctorant en génie Paul Manley.

La thèse de Manley se concentre sur la biologie des plantes, ce qui est étonnant pour un étudiant en génie, surtout dans le cadre de la détection des mines. Néanmoins, sa recherche a examiné la réaction des plantes en présence de composants explosifs comme le TNT. Sa recherche fait à présent partie d’un plus grand projet visant à comprendre les variations du climat et ses impacts éventuels au niveau agricultural, écologique et social. C’est dans le cadre de cette recherche, en observant des images hyperspectrales de zones d’agricultures pour observer le comportement des plantes en situation de stress, qu’il a réalisé que ces images pouvaient être plus utiles qu’il n’y paraissait.

Les drones et autres véhicules aériens sans conducteurs sont déjà des outils prometteurs dans la détection de mines, alors intégrer la caméra hyperspectrale dans cette équation semble logique. Cette technologie était déjà disponible pour les véhicules aériens avec des conducteurs, mais leur utilisation était plus chère.

Selon Manley, les explosifs sont absorbés par les plantes, ce qui cause des changements physiologiques et morphologiques selon l’explosif et la quantité présente. Les senseurs hyperspectraux peuvent détecter ces changements grâce à la réflexion de la lumière sur les feuilles. Les senseurs ne détectent pas forcément le changement, mais permettent de comparer la réflexion de la lumière sur des feuilles en bonne santé et sur des feuilles en mauvaise santé.

Manley prévoit ainsi d’intégrer des senseurs hyperspectraux à des drones pour pouvoir examiner des champs entiers rapidement et à des coûts faibles. Les tests commenceront au printemps et dureront jusqu’à la fin de l’été.

 



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