Des scientifiques transfèrent la mémoire d’un escargot de mer à un autre

, par Elsa Moreira.

Des chercheurs californiens ont réussi à opérer un échange entre deux cerveaux animaux…

Des scientifiques de l’université de Californie ont déclaré avoir compris comment un simple souvenir peut se former chez les mollusques et avoir réussi à développer des manières de transplanter ce souvenir entre plusieurs mollusques. Jessica Miley nous rapporte cette incroyable découverte dans un article publié sur Interesting Engineering.

 

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David Glanzman, un neurobiologiste de l’université de Californie a proposé que le genre de souvenirs qui provoquent une réaction de défense chez les escargots ne sont pas encodés dans les cellules cérébrales, mais plutôt dans les molécules ARN qui font partie de la machinerie génétique de l’organisme. Il a aussi mené une expérience pour prouver sa théorie.

 

Des escargots électrisés pour créer des souvenirs

Tout d’abord, Glanzman a implanté des câbles dans les queues des lièvres de mer de Californie, ou Aplysia Californica, et leur a infligé plusieurs chocs électriques. Cette procédure a évidemment rendu les animaux plus sensibles au niveau de la zone attaquée.

Après les chocs, les animaux contractaient leurs branchies dans un mouvement de défense dès que leurs zones sensibilisées étaient touchées, presque de la même manière qu’un humain nerveux après un tremblement de terre.

Le souvenir de l’événement provoque un réflexe involontaire. Glanzman retire ensuite l’ARN de ces animaux sensibilisés pour les injecter dans d’autres escargots de mer. Il a ainsi découvert que ces derniers devenaient alors sensibles aux mêmes endroits que ceux ayant reçu une décharge.

Lorsque Glanzman a retiré l’ARN d’animaux qui n’avaient pas été atteints et les a transférés, les nouveaux porteurs ne sont devenus sensibles nulle part. Cela ouvre de nouvelles possibilités de recherche.

 

Le scepticisme de la communauté scientifique

« Nous parlons ici de types de souvenirs très spécifiques, pas le genre qui disent ce qui s’est passé le jour de mon cinquième anniversaire, ou qui est le président des États-Unis », a expliqué Glanzman, dont l’étude est apparue dans le journal eNeuro. Néanmoins, ses idées rendent certains sceptiques, qui remettent en question sa défénition de « souvenirs ».

 

Peut-on croire un jour qu’un procédé similaire sera possible chez des humains ?

 



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