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Un modèle de leadership au féminin en génie

, par Camille Cusset.

Chaque semaine, découvrez des ingénieur·e·s québecois·es qui se démarquent ! Vous connaissez sans doute Kathy Baig, une professionnelle qui s’est distinguée en génie chimique, mais aussi à la tête de l’OIQ et prochainement à celle d’Ingénieurs Canada. Un modèle à suivre !

On ne le sait pas automatiquement, mais c’est en imitant une de ses bonnes amies que Kathy Baig a intégré le programme en génie chimique à Polytechnique. « J’ai ouvert la revue de Polytechnique, et il y avait un programme en génie chimique », raconte-t-elle.

Comme elle aimait bien la chimie, elle s’est dit « Pourquoi pas ? », sans trop savoir où cela la mènerait… ni quel parcours impressionnant elle effectuerait.

Un emploi pour vous?

Il faut dire que Kathy Baig est une femme d’action. Quand elle faisait son bac, elle avait déjà l’ambition d’occuper des postes à haute responsabilité. Une mission accomplie, puisqu’au fil se ses 10 ans d’expériences suivantes dans son milieu, elle est devenue membre de plusieurs conseils d’administration (Via Rail Canada, Institut national d’optique (INO), Maison Saint-Gabriel) et est actuellement présidente de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ).

Une autre étape l’attend d’ailleurs bientôt. À partir de mai 2022, Kathy Baig présidera le Conseil d’administration d’Ingénieurs Canada. Deux de ses objectifs : contribuer à l’harmonisation des mesures cadres de la profession à travers le Canada, et encourager les femmes et les jeunes filles à se lancer dans le génie.

Vers une collaboration nationale des professionnels du génie

Si Kathy Baig a choisi de faire partie d’Ingénieurs Canada, c’est en grande partie pour participer au développement la collaboration nationale entre les différents organismes régisseurs de la profession d’ingénieur. « Je pense que notre profession évolue et qu’elle aura une portée internationale », déclare-t-elle.

La future présidente du Conseil d’administration d’Ingénieurs Canada estime que pour avoir une profession forte, il est important que les organismes de réglementation s’unissent et collaborent ensemble pour développer des visions, des approches, ainsi que pour harmoniser les pratiques dans le génie, et ce, à travers le Canada. 

« C’est un incontournable pour préparer le futur de la profession », dit Kathy Baig, qui croit en la collaboration de manière générale, pas seulement dans la profession. Pour elle, la participation de toutes les parties prenantes aux points de vue différents et autour d’objectifs communs permet de converger vers des solutions « plus fortes, plus complètes et plus efficaces ».  

Ce sont les provinces qui réglementent la profession sur leur territoire. D’où la difficulté à faire converger les règlements provinciaux, dont les déclinaisons sont propres à chaque zone géographique. « Cela représente une difficulté supplémentaire pour harmoniser la profession », explique Mme Baig.

Un exemple d’actions pour son mandat ? L’ingénieure souhaite travailler à l’uniformisation des critères d’admission pour l’émission des permis d’exercer pour les candidats ayant fait leur formation à l’extérieur du Canada. « D’une province à l’autre, les critères sont assez similaires, mais pas identiques », explique-elle.

Objectif 30 en 30 : bienvenue aux femmes en génie

Pour Kathy Baig, l’initiative 30 en 30 est une raison de plus d’être fière de faire partie d’Ingénieurs Canada. Cette initiative, que nous avons déjà présentée, est portée par l’organisme consiste à porter à 30 % le taux d’ingénieures nouvellement titulaires d’ici 2030 à l’échelle nationale. 

Pour y parvenir, Ingénieurs Canada encourage les organismes de réglementation du génie, ainsi que d’autres parties prenantes du secteur, à travailler en collaboration et à partager le pouvoir, la prise de décision et la responsabilité pour la réalisation de l’objectif 30 en 30.

« Le programme consiste à avoir des “champions et championnes” chargés de faire des groupes de travail et d’initier un leadership pour déterminer les obstacles que les jeunes filles rencontrent pour intégrer la profession dans chacune des provinces  », explique Kathy Baig. Elle ajoute : « Le travail consiste effectivement à déterminer comment éliminer ces obstacles ». 

Initié par Ingénieurs Canada, ce programme est désormais une initiative pancanadienne. « C’est vraiment le moteur d’un grand mouvement canadien, avec plusieurs initiatives », déclare Mme Baig.   

Actuellement, le plus haut taux d’ingénieures nouvellement admises se trouve en Alberta, avec 23,5%. Des chiffres que la future présidente du CA de l’organisme a bien l’intention d’augmenter lors de son mandat, comme la majorité des acteurs canadiens du milieu du génie. 

Questions-flash à Kathy Baig

Activité favorite : Passer du temps avec mes amis et ma famille quand j’ai du temps libre 

Passion : Je n’ai pas vraiment de passion, j’aime découvrir!

Anecdote : En ce moment, je fais partie d’un bookclub avec des femmes inspirantes. Je trouve ca passionnant !



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