Université Laval : quatre nouveaux projets pour une meilleure gestion des inondations

, par Alexis Vailles.

Le Département de génie civil et de génie des eaux de l’Université Laval reçoit 4,6 millions $ du Ministère de Sécurité publique pour ses projets.

À la suite des inondations majeures qui ont affecté plusieurs secteurs de la province au printemps dernier, le Département de génie civil et de génie des eaux de l’Université Laval a choisi d’agir et d’employer son expertise afin d’éviter qu’un tel débordement ne se reproduise.

Menés par le professeur en génie des eaux Brian Morse, quatre projets seront mis en place pour lutter contre les inondations. Ces projets auront pour but de mieux identifier les risques, développer les outils pour les contrer et de proposer des pistes de solutions aux municipalités vulnérables.

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La dynamique des glaces sur les rivières en hiver

Le premier projet, nommé FLUTEIS, vise à étudier le comportement des rivières durant l’hiver, notamment la dynamique des glaces. L’objectif est ainsi de mieux comprendre ce qui cause leur débordement au printemps.

« Nous étudierons les interventions de bris de couvert de glace, de même que les autres méthodes utilisées pour diminuer la quantité de glace sur les rivières, pour s’assurer qu’elles sont bien encadrées et optimisées au besoin », explique le professeur Daniel Nadeau, responsable du projet, sur le site de l’Université Laval.

Un système d’alerte précoce sera aussi mis en place pour permettre aux municipalités à risque d’être prévenues plus tôt d’un éventuel débordement de rivière, afin qu’elles se préparent à contrer les inondations avec une longueur d’avance.

Daniel Nadeau

 

Mesurer les risques d’inondations

Mené par Brian Morse lui-même, le deuxième projet mis en place consistera à développer des outils pour mesurer le niveau de risque des inondations au sein de diverses municipalités. Il est baptisé CPS-MUNI.

Une analyse personnalisée sera faite pour chaque secteur à l’étude. Avec les données recueillies, des recommandations seront faites aux municipalités quant aux mesures à prendre pour minimiser les dommages.

« Nous installerons également de nouveaux laboratoires à ciel ouvert et des sites d’expérimentation, pour que nos étudiants et étudiantes puissent mettre en pratique les notions acquises et collecter des données sur le terrain », d’ajouter le professeur Morse.

Brian Morse

 

Des bases de données

Alors que les deux premiers projets ont une vocation plus appliquée et sur le terrain, le troisième, nommé ORACLE-1, se gérera plutôt de derrière les écrans.

Le professeur François Anctil et son équipe se pencheront en fait sur le développement de méthodes et d’outils pour lutter contre les inondations, notamment en assemblant des bases de données visant à comptabiliser différents facteurs et dresser un portrait des éventuels dommages pouvant survenir.

François Anctil

 

Le génie forestier s’en mêle aussi!

Le quatrième projet, ORACLE-2, sera réalisé en partenariat avec la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique. « Nous apportons une expertise complémentaire à l’équipe de génie des eaux », explique le responsable du projet, le professeur en génie forestier Thierry Badard.

ORACLE-2 utilisera des technologies de géomatiques et de données géospatiales afin de mesurer l’exposition des immeubles et des populations aux inondations.

Thierry Badard

 



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