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30 ans, ingénieur civil, et déjà récompensé!

, par Alexis Vailles.

Ce jeune ingénieur s’est récemment mérité un prix de l’UMQ pour un projet de réfection durable d’une rue à Trois-Rivières.

Alexis Petridis n’a que 30 ans, mais connaît déjà une carrière remplie de succès en tant qu’ingénieur civil au département d’infrastructures urbaines de la Ville de Trois-Rivières.

Le jeune ingénieur s’est d’ailleurs récemment vu remettre le prix Ovation municipale dans la catégorie Aménagement, urbanisme et développement durable par l’Union des Municipalités du Québec (UMQ) pour la réfection de la rue Saint-Maurice, au Cap-de-la-Madeleine, en artère écologique.

Un emploi pour vous?

Jugé innovateur, son projet, achevé en juillet 2018, a ajouté une quantité importante de végétaux et de verdure sur la rue, en plus de réduire les îlots de chaleur, mieux gérer les eaux pluviales, et augmenter la sécurité des piétons et des automobilistes.

Joint par Génie-inc, M. Petridis a bien voulu nous parler de son projet et nous raconter son parcours inspirant.

 

Quelle a été ta réaction lorsque tu as reçu le prix?

Évidemment, j’étais très heureux et honoré. Par contre, ce n’était pas directement moi qui étais récompensé, mais plutôt le projet dans son ensemble.

 

En quoi consistait ton rôle dans le projet?

Mon mandat consistait à coordonner depuis le début du projet les mandats confiées aux diverses firmes participantes et d’orienter la ville vers les différentes solutions techniques qui s’offraient à nous. Il s’agissait donc essentiellement d’un travail de gestion et de coordination.

 

Quels étaient les défis reliés au projet?

Le plus gros défi était de composer avec des nouveautés réglementaires en matière d’environnement et de développement durable, ce qui nous a poussé à s’adapter et à innover pour rencontrer les objectifs.

La rue Saint-Maurice a été rénovée en artère durable l’année dernière.

 

Et de manière générale, en quoi consiste ton travail?

En tant qu’ingénieur civil de formation, je suis chargé de projet au département d’infrastructures urbaines de la ville.

On y a l’occasion de travailler sur une panoplie d’infrastructures. Certains des projets sur lesquels j’ai travaillé portent sur des rues ou des segments de rues, des bassins de rétention, des zones à risque de glissement de terrain ou des zones avec une nappe phréatique haute.

 

Pourquoi avoir choisi de travailler au municipal?

J’ai eu la chance de faire trois stages universitaires à la Ville de Trois-Rivières pendant mon baccalauréat. Lorsque j’ai gradué, l’opportunité de travailler pour la Ville s’est présentée. J’occupais initialement un poste de technicien, puis j’ai pu intégrer au courant de l’année suivante un poste d’ingénieur junior.

 

Selon toi, quels sont les avantages de travailler dans ce milieu?

Ce que j’aime beaucoup, c’est de travailler directement pour les citoyens, et sur une diversité de projets intéressante. Les conditions de travail sont aussi très enviables.

 

Comptes-tu rester à l’emploi à la Ville de Trois-Rivières pour le reste de ta carrière?

C’est un peu tôt pour l’affirmer, mais je n’ai pas de plans à court terme pour un changement de carrière. Je me considère comblé là où je suis.

M. Petridis sur la rue Saint-Maurice avec son prix (Photo : Radio-Canada).

 

Tu as complété ton baccalauréat en génie civil à l’Université Laval. Pourquoi avoir choisi ce programme?

Depuis que je suis très jeune, j’ai cultivé un intérêt pour le monde du génie, et l’ingénierie civile représente une image assez concrète et assez forte du génie. Initialement, je m’imaginais surtout travailler sur des infrastructures classiques comme ponts, des barrages, ou des tunnels. Une fois intégré au milieu, toutefois, j’ai découvert une bien plus grande diversité dans le milieu.

 

Tu t’impliques également en tant que bénévole au Comité régional de l’Ordre des Ingénieurs du Québec – Mauricie-Centre-du-Québec.  En quoi ça consiste?

Le Comité régional a en fait trois mandats : faire la promotion de la profession, faire de la formation, et organiser des activités informatives. Un des objectifs est notamment d’éveiller les ingénieurs sur ce qui se fait dans la région.

Mon mandat à moi est d’une durée de deux ans. Au cours de ma première année d’implication, j’étais bénévole au sein du comité, mais sans tâche spécifique attribuée. Je me suis retrouvé à participer à l’organisation d’activités informatives, et je m’y suis beaucoup plus. Cette année, je suis donc devenu responsable des activités informatives dans la région.

 

Et comment fais-tu pour conjuguer travail et bénévolat?

C’est facile de conjuguer les deux. En tant qu’employeur, la Ville de Trois-Rivières est assez conciliante. La plupart des réunions ont lieu le soir, ce qui me permet de faire les deux. Par contre, il arrive deux ou trois fois dans l’année que je doive prendre un congé à mon travail pour participer à certaines conférences, congrès ou visites d’entreprises.

 



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