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Ingénieurs : une multitude de profils et d’ambitions

, par Sophie Ginoux.

 

Les ingénieurs du Québec sont aussi différents que les disciplines dans lesquelles ils évoluent. Nous en avons rencontré trois pour vous le prouver!

 

Un emploi pour vous?

Une femme, deux hommes… et trois profils bien distincts même s’ils sont tous ingénieurs. Ils ont un parcours, des intérêts et des objectifs qui nous montrent qu’à leur image, le secteur du génie au Québec est un univers de possibilités.

Brigitte, la fonceuse

Commençons par la plus jeune de nos intervenants. Brigitte Valdiviezo-Flores a la vingtaine. Elle vient de terminer au mois de décembre 2020 son baccalauréat en génie de production automatisée, spécialité mécanique, à l’ETS et s’est tout de suite engagée dans un certificat en gestion de la qualité même si elle travaille déjà pour une compagnie qui produit des composantes de satellites.

Comme on le devine, Brigitte est fonceuse et adore apprendre. « Oui, la pression ne me fait pas peur, dit celle qui voue une vraie passion à l’haltérophilie. J’aimerais d’ailleurs travailler pour une PME, où on trouve moins de niveaux hiérarchiques et où on évolue plus vite. »

Dans l’attente, la jeune femme a quand même déjà accompli deux stages en gestion de projets et analyse de la qualité chez Bombardier, ainsi qu’un autre au sein de Safran Landing Systems, leader mondial des fonctions d’atterrissage et de freinage pour aéronefs.

« J’aime le domaine de l’aérospatiale, dans lequel j’ai travaillé jusqu’à présent, tout autant que celui des technologies de la santé. Dans le second, où j’ai aussi étudié, j’aimerais concevoir des prothèses pour venir en aide aux personnes ayant subi des amputations ou qui sont vieillissantes. Je serais aussi intéressée à travailler sur des technologies capables d’améliorer les performances d’athlètes olympiques, étant sportive moi-même. »

Le futur de l’ingénieure en début de carrière s’annonce donc très ouvert. Elle sait cependant déjà que dans son emploi idéal, elle disposerait d’une bonne autonomie ou gérerait une équipe, et bénéficierait de formation continue. « Et je n’ai vraiment pas peur de voyager pour mon travail! ajoute-t-elle. Au contraire, j’adorerais ça! »

Samuel, le créatif

Samuel Pelletier Beauséjour a 35 ans et habite à Montréal. Il a obtenu son baccalauréat en génie mécanique à l’École Polytechnique en 2018 et a travaillé au sein d’une compagnie spécialisée en génie du bâtiment jusqu’au mois de novembre dernier.

« Je réalisais des projets de bâtiments publics et de la correction de maquettes 3D », un domaine à priori connexe avec sa passion d’enfance pour les Légos et, plus récemment, pour sa tablette à dessins.

« Mais comme il s’agissait d’une jeune entreprise, j’ai réalisé qu’on y vivait beaucoup de pression et qu’on nous faisait constamment changer de mandat sans nous apporter le soutien nécessaire. Je perdais pied dans un tel système. »

Adepte de mathématiques et d’activités artistiques depuis toujours, Samuel aimerait donc davantage travailler dans un milieu créatif comme ceux du divertissement, des prothèses robotisées ou des effets spéciaux.

« J’ai déjà créé une animation au moyen d’une calculatrice programmable, alors je suis certain que je me plairais dans ce type d’entreprises, pourquoi pas au sein d’une équipe multidisciplinaire. » Et pour arriver à concrétiser ce rêve, Samuel n’a pas peur de réaliser des formations supplémentaires.

Éric, l’homme d’expérience

Le moins que l’on puisse dire d’Éric Lépine, c’est qu’il n’a pas chômé depuis l’obtention de son baccalauréat en génie civil en 1996 ! Il détient d’ailleurs un autre DEC en automatisation et contrôle qu’il a décroché grâce à des cours de soir tout en travaillant.

Depuis plus de 20 ans, l’homme de 49 ans, marié et père de trois enfants, a évolué au sein de plusieurs compagnies du secteur manufacturier comme Bridgestone et Siemens. Il a également participé à l’installation d’une nouvelle usine pharmaceutique et ne compte plus les missions qu’il a réalisées aux États-Unis, « qui viennent souvent chercher des talents au Québec, car ils en ont peu dans certaines villes. »

Ah, et il faut aussi ajouter à cette feuille de route qu’Éric est également chargé de cours pour l’École Polytechnique et le Collège Champlain. Bref, on peut dire qu’il est très actif! Ce qui ne l’empêche pas d’aimer les nouveaux défis, même après 20 ans de carrière.

« J’aime mon secteur d’activités parce qu’il bouge énormément. Il y a toujours de nouvelles façons de faire, impossible de rester sur ses acquis. Quand j’ai commencé à travailler, les datas étaient encore analogiques, alors qu’aujourd’hui, tout est numérique avec des cloud n’importe où ! C’est super intéressant, mais il faut être prêt à évoluer. »

Avec une telle énergie, est-ce qu’Éric a trouvé l’emploi de ses rêves? « En fait, je l’ai loupé récemment! avoue-t-il. On me proposait d’aller travailler aux États-Unis afin de concevoir une aile de génie en automatisation et contrôle pour une nouvelle usine de production de vaccins. Mais avec la pandémie, j’ai considéré le risque trop grand, alors je n’ai pas accepté. »

Malgré tout, Éric est très confiant en l’avenir. « Je suis ouvert d’esprit professionnellement. Je travaille et je sais que beaucoup d’opportunités attendent les ingénieurs qui veulent se partir des entreprises. Alors, pourquoi pas d’ici un ou deux ans? Plusieurs clients sont déjà prêts à me suivre dans cette aventure. À voir! »



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