Intelligence artificielle : la 3e plus grande concentration de chercheurs est au Canada

, par Florence Breton.

En peu de temps, Montréal est devenu une référence en intelligence artificielle au Canada et cette notoriété est maintenant reconnue à travers le monde…

Un point tournant a été l’annonce de Facebook, en septembre dernier, de la nomination de la professeure Joelle Pineau, de McGill, à la tête de son quatrième Laboratoire de recherche en intelligence artificielle. Par la suite, une série d’annonces ont eu lieu du côté de Samsung, Stradigi et Borealis AI.

Le fournisseur de solutions en intelligence artificielle Element AI, fondé à Montréal, présente un rapport qui analyse l’offre mondiale de chercheurs dans le but de mieux comprendre cette industrie en forte demande.

Un emploi pour vous?

 

Beaucoup de chercheurs, peu de candidats

Globalement, le rapport révèle qu’il y a 22 064 chercheurs formés au doctorat dans le monde capables de travailler dans la recherche et les applications de l’IA. Par contre, seulement 3 074 de ces candidats sont actuellement à la recherche d’un emploi.

C’est aux États-Unis que l’on retrouve la plus forte concentration de chercheurs en IA avec 9 010, suivis du Royaume-Uni avec 1 861. Le Canada prend la troisième place avec 1 154 chercheurs.

Dans les analyses précédentes sur le sujet, les estimations ont varié de 1 000 à 300 000 chercheurs dans le monde, selon la définition choisie. Le nombre de 300 000 d’un rapport de Tencent inclut l’ensemble des équipes techniques travaillant sur des projets IA, tandis que le nombre 1 000 compte des chercheurs d’élite qui ont plus de 10 ans d’expérience.

Le rapport d’Element AI a examiné un autre groupe significatif: ceux qui servent de lien critique entre la science et l’application. Cela inclut les ingénieurs et les chercheurs nécessaires pour développer les applications rendues possibles par des percées technologiques en IA.

 

L’IA dans plusieurs secteurs

Les résultats initiaux d’Element AI de 10 000 chercheurs internationaux en IA ne tenaient pas compte des experts en intelligence artificielle opérant en dehors du milieu universitaire. Au cours des dix dernières années, par contre, la technologie de l’IA est passée du secteur universitaire au secteur privé, où elle est utilisée pour résoudre des problèmes concrets.

Pour tenir compte de ce changement, Element AI a élargi sa recherche LinkedIn pour inclure les personnes qui ont les compétences nécessaires dans leur curriculum vitae, ainsi qu’un doctorat dans n’importe quel domaine.

Cette mesure plus large a donné au total environ 22 000 profils, dont seulement 3 000 indiquent qu’ils sont actuellement ouverts à de nouvelles opportunités. La demande est certainement encore loin devant l’offre. Il y a environ 10 000 ouvertures pour le développement de l’IA aux États-Unis seulement.

Selon l’étude de Element AI, des chercheurs qualifiés des quatre coins de la planète se tournent vers les États-Unis pour des perspectives professionnelles. Nos voisins du sud représentent une plaque tournante pour la recherche et l’éducation sur l’IA, servant de lien entre le monde universitaire et le monde des affaires.



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